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25 novembre : Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes

 

25 novembre : un peu d’histoire

En 1981, lors des « Premières rencontres féministes d’Amérique latine et des caraïbes », des militantes pour les droits des femmes ont choisi la date du 25 novembre comme journée de lutte contre les violences, en mémoire de trois sœurs dominicaines engagées contre la dictature, Patria, Minerva et María Teresa Mirabal, connues dans la clandestinité sous le nom de « Las Mariposas » (papillons). Emprisonnées à plusieurs reprises, victimes de tortures, violées, les trois militantes furent assassinées, le 25 novembre 1961, sur les ordres du chef de l’Etat dominicain, Rafael Trujillo. Dans une résolution du 17 décembre 1999, l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies (ONU) a proclamé le 25 novembre Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. L’ONU invite les gouvernements, les organismes internationaux et les organisations non gouvernementales à organiser ce jour-là des actions pour sensibiliser l’opinion au problème des violences faites aux femmes.

Programme des manifestations

La journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes est l’occasion pour l’ensemble des acteurs et actrices de réaffirmer l’importance d’une mobilisation collective contre les violences faites aux femmes.

Dans ce cadre, vous trouverez le programme des manifestations (format pdf - 1.3 Mo - 21/11/2019) du département de la Vendée.

Grenelle contre les violences conjugales : conclusions et propositions d’action

#GrenelleViolencesConjugales : ce 25 novembre marque la fin du Grenelle contre les violences conjugales : tous mobilisés autour des actions proposées par les groupes de travail en Vendée pour prévenir les violences conjugales, accompagner et mieux protéger les victimes.

Des actions locales viennent compléter le dispositif national à travers la création d’une cellule de coordination et de suivi des situations de violences conjugales, des actions de communication sur le 3919, une meilleure formation des professionnels…

En Vendée, 588 faits de violences conjugales ont été constatés en 2018 par les services de la Police et de la Gendarmerie nationales et 1 362 nouvelles situations de violences faites aux femmes ont été recensées en 2017 par les associations spécialisées.

Ces chiffres soulignent l’ampleur de ces violences inacceptables et appellent un engagement sans relâche de la part de l’État et de tous les acteurs locaux qui participent à cette politique.

Le 3 septembre 2019, Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations a lancé un Grenelle consacré à la lutte contre les violences conjugales. Ce Grenelle a permis d’organiser dans chaque département des groupes de travail thématiques afin de nourrir la réalisation d’un plan stratégique quinquennal qui engagera l’État, les collectivités territoriales et les associations sur un nouveau socle de mesures.

En Vendée, plus de 100 acteurs ont participé aux travaux organisés en septembre et octobre débouchant sur de nombreuses propositions d’action pour prévenir les violences conjugales, accompagner et mieux protéger les victimes.

Parmi les propositions d’action, il s’agit de :

1. mettre en place des actions de communication sur le 3919 ;

2. mieux communiquer auprès des partenaires et des victimes sur les dispositifs et les associations d’aide aux victimes ; une affiche « adresses et numéros utiles » du département a été réalisée et sera diffusée aux partenaires.

3. améliorer les places d’hébergement d’urgences et l’accès au logement ;

  • des travaux sont en cours entre l’association SOS Femmes Vendée et la Direction départementale de la cohésion sociale (DDCS) afin de créer de nouvelles places en insertion. L’adhésion des bailleurs sociaux aux contrats locaux contre les violences conjugales, sexistes et sexuelles, permettra de mettre en place des actions spécifiques sur ce sujet.

4. développer des actions de prévention et de sensibilisation à destination des jeunes et du grand public ;

  • une vidéo avec le témoignage d’une jeune victime de violences conjugales est en cours de réalisation par l’association SOS Femmes Vendée. Cette action est soutenue par la DDCS (4000€). L’outil sera en suite utilisé pour des actions de prévention et de sensibilisation à destination des jeunes.

5. continuer à mettre en place des actions de formation à destination des professionnels sur les violences conjugales, sexistes et sexuelles et développer ces sujets dans les formations continues ;

  • des actions de formation seront mises en place en 2020 à destination de la police, des professionnels des Maisons France Services (MFS) et des partenaires locaux et signataires des contrats locaux contre les violences conjugales, sexistes et sexuelles. Ces actions ont déjà été financées par le service aux droits des femmes et à l’égalité de la DDCS.

6. mieux travailler en partenariat entre tous les acteurs concernés afin de mieux repérer, accompagner et orienter les victimes ;

  • Dans le cadre de la déclinaison locale des engagements en matière de prévention et de lutte contre les violences sexistes et sexuelles, des contrats locaux sur les violences conjugales, sexistes et sexuelles doivent être établis dans chaque Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD). Ces contrats locaux constituent un engagement partenarial renforcé (forces de l’ordre, le parquet, les acteurs du champ sanitaire et social, ainsi que les élus locaux) au plus près des territoires et des besoins des victimes.

Cinq contrats locaux seront signés d’ici la fin de l’année 2019 avec les villes de Fontenay-le-Comte (24 septembre), La Roche-sur-Yon (21 novembre), Luçon (11 décembre), Saint-Jean-de-Monts (18 décembre), Le Poiré-sur-Vie (19 décembre).

7. créer une cellule de coordination et de suivi départementale des situations de violences conjugales ; elle permettra d’améliorer le suivi et l’accompagnement des victimes, d’évaluer des situations ainsi que d’améliorer le travail en partenariat (1er trimestre 2020).

8. développer les permanences d’aide aux victimes
au sein des commissariats, des brigades de gendarmerie mais également dans les centres hospitaliers ;

9. mieux informer et accompagner les victimes
avant, pendant et après le dépôt de plainte et dans le cadre du procès judiciaire ;

10. travailler les facteurs périphériques des violences conjugales : alcool et problèmes psychiatriques.

Les violences sexistes et sexuelles en France 2018 et 2017

  • En 2018, 121 femmes sont décédées sus les coups de leur partenaire ou de leur ex-partenaire de vie (130 en 2017 et 123 en 2016). Une femme est donc morte tous les trois jours suite à des violences subies au sein du couple ;
  • En 2018, 21 enfants mineurs on été tués dans le cadre de violences au sein du couple (25 en 2017) ;
  • 219 000 femmes majeures déclarent avoir été victimes de violences physiques et/ou sexuelles par leur conjoint ou ex-conjoint sur une année Moins d’1 victime sur 5 déclare avoir déposé plainte ;
  • 88 % des victimes de violences commises par le partenaire enregistrées par les services de police et de gendarmerie sont des femmes ;
  • 96% des personnes condamnées pour des faits de violences entre partenaires sont des hommes ;
  • 94 000 femmes majeures déclarent avoir été victimes de viols et/ou de tentatives de viol sur une année. 9 victimes sur 10 connaissent l’agresseur 1 victime sur 10 déclare avoir déposé plainte ;
  • 86 % des victimes de violences sexuelles enregistrées par les services de police et de gendarmerie sont des femmes ;
  • Depuis le mois d’octobre 2017 et le début du mouvement #MeToo, le nombre de victimes de violences sexuelles connues des forces de sécurité sur une année a augmenté de 23 % ;
  • 99% des personnes condamnées pour violences sexuelles sont des hommes.