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Comité de gestion de l’eau du 23 février 2017

 

Le déficit hydrologique sur la période hivernale (septembre 2016 à février 2017) est au niveau le plus élevé depuis 1959 : il atteint 50 % par rapport à la normale de la période.

Les conséquences sont principalement :

  • le remplissage partiel de retenues d’eau potable, (à hauteur de 56 % globalement). 4 barrages présentent des niveaux anormalement bas : Sorin, Graon, Marillet et Vouraie ;
  • la faible recharge des nappes souterraines, qui se traduit notamment par la difficulté voire l’impossibilité de remplissage de plusieurs retenues de substitution dans le Sud-Vendée (Magnils Est, Magnils Ouest, Péault, Sainte Gemme, Mouzeuil et Nalliers).

La situation des cours d’eau est quant à elle faible mais pas critique.

Face à cette situation exceptionnelle, le préfet de la Vendée a activé le comité départemental de gestion de l’eau, une première fois le 7 février, puis à nouveau le 23 février. A l’issue, il a décidé des mesures de consolidation de la ressource en eau potable qui sont mises en œuvre à titre préventif :

  • limitation des débits relâchés par les barrages d’eau potable pour 4 barrages ;
  • mise en route du pompage dans le Lay pour compléter le niveau du barrage du Graon ;
  • transfert d’eau du barrage de l’Angle Guignard vers le barrage de la Vouraie ;
  • remplissage anticipé des barrages d’eau potable ;
  • mise en place de mesures alternatives pour renforcer le remplissage du Marillet en priorisant le stockage d’eau potable ;
  • finalisation pour la fin mars d’un nouvel arrêté cadre interdépartemental « sécheresse » ;
  • d’autres mesures pourront être mises en œuvre suivant l’évolution de la situation : en particulier seront envisagées des limitations de l’usage domestique (arrosage, lavage de voitures…) et du remplissage des mares de chasse…

Si les conditions météorologiques ne varient pas de manière significative en mars et avril, la disponibilité de la ressource en eau pourrait être critique cet été. Les Vendéennes et les Vendéens sont d’ores et déjà invités à ne pas gaspiller d’eau et à privilégier, autant que faire se peut, les activités et productions les moins consommatrices d’eau.