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Prévenir le risque d’exclusion par l’insertion professionnelle des jeunes : la « Garantie Jeunes (...)

 

En 2013, dans la cadre du plan pluriannuel contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale, le Gouvernement a décidé d’agir pour prévenir le risque d’exclusion.

 

Parmi les principales mesures adoptées est instaurée la « Garantie Jeunes » (GJ)) ; une démarche innovante destinée aux jeunes de 18-25 ans qui ne sont ni en emploi, ni en formation, ni en études et dont les ressources ne dépassent pas le plafond du Revenu de solidarité active (RSA). Cette catégorie de jeunes en situation d’isolement et de grande précarité, très désocialisés s’avère très vulnérable sur le marché du travail, et court de grands risques de marginalisation sociale.

Piloté par le ministère de l’emploi via les missions locales et en partenariat avec les acteurs locaux de l’insertion, de la santé, du logement ou encore de la justice et les collectivités locales, le dispositif Garantie jeunes consiste en un accompagnement global, intensif et personnalisé des jeunes pendant 12 mois.

Lancée sous forme d’expérimentation fin 2013 sur 10 territoires, la Garantie jeunes a été déployée en 2015 sur 72 départements et a déjà bénéficié à près de 55 000 jeunes.

Au plan national, 19 départements et 85 missions locales ont rejoint la démarche en 2016 dont la Vendée.

Épauler le jeune

Avec ce dispositif, le jeune peut désormais s’inscrire dans un parcours actif d’insertion professionnelle grâce à l’engagement des pouvoirs publics et de leurs partenaires à l’accompagner pour déceler les opportunités d’emploi et en lui apportant un soutien financier indispensable à son insertion. Encadré par un conseiller de la mission locale, tous deux vont construire un parcours intensif d’accès à l’emploi et à la formation.

Pendant un an, le jeune bénéficie :

  • d’un accompagnement collectif intensif sur plusieurs mois pour le préparer à l’univers de l’entreprise. Une phase assurée par la mission locale dont il dépend ;
  • des immersions régulières en entreprise (stages, apprentissage…) pour le confronter aux situations réelles en entreprise ;
  • d’une aide financière de 461,72 euros mensuels pour faciliter ses démarches d’accès à l’emploi. Une aide dégressive au fur et à mesure qu’il perçoit des revenus de ses activités.

Un parcours encadré et suivi

Pendant environ 6 semaines, la mission locale organise un accompagnement collectif intensif pour un groupe d’une quinzaine de jeunes sélectionnés : les travaux portent sur l’acquisition des codes et des règles de l’entreprise, le développement de projets collectifs, l’auto-évaluation et la valorisation des compétences pour gagner en confiance en soi, ou l’accès à l’autonomie au quotidien.

Les mois qui suivent sont consacrés aux expériences professionnelles multiples et sous toutes leurs formes : stages, emplois aidés, formations, immersions, parrainages, etc.

En parallèle, la mission locale continue d’accompagner le jeune de façon personnalisée, en construisant un parcours dynamique, en élevant son niveau de connaissances et de compétences, et en assurant un suivi social pour régler ses problématiques de logement, de santé (notamment toxicologie), de mobilité, etc.

Un engagement réciproque

L’entrée dans le dispositif implique une démarche volontariste entre le jeune et la mission locale. Les engagements respectifs font l’objet d’un contrat conclu pour une durée maximale d’un an, renouvelable 6 mois au cas par cas.

Ce dispositif vient en complément des autres dispositifs destinés à favoriser l’insertion des jeunes : emplois d’avenir, contrats de génération, service civique. Il ne se substitue pas aux prestations sociales existantes. Ce n’est pas un droit ouvert mais un programme d’accompagnement ciblé et contractualisé entre le jeune et les pouvoirs publics.

Près de 50 000 jeunes depuis 2013

Depuis 2013, la Garantie jeunes était un dispositif expérimental déployé sur certains territoires et avec un nombre de jeunes éligibles limités sur chaque territoire. On compte 50 000 jeunes entrés en Garantie jeunes depuis le début du dispositif (2013).

Qui sont-ils ?

  • 94 % ne sont ni étudiants, ni en emploi, ni en formation ;
  • Près de 80 % sont très peu qualifiés, ou n’ont aucun diplôme ;
  • 21 % résident dans un quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV) ;
  • 18 % n’étaient pas connus des missions locales et ont été orientés par l’Aide sociale à l’enfance, les Centres d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS), la Protection judiciaire de la Jeunesse (PJJ), les services pénitentiaires d’insertion et de probation (SPIP), etc.

Déploiement du dispositif « Garantie Jeunes » en Vendée
C’est dans ce cadre que les quatre missions locales vendéennes se sont portées candidates et ont été retenues pour déployer le dispositif en 2016.

Les premières entrées sont programmées au cours du dernier quadrimestre de l’année.

Le nombre de jeunes pouvant potentiellement intégrer le dispositif Garantie Jeunes au titre de l’année 2016 :

  • Mission locale Pays-yonnais (MLPY) : 24
  • Mission locale Haut-Bocage (MLHB) : 24
  • Mission locale Sud-Vendée (MLSV) : 24
  • Mission locale Vendée Atlantique (MLVA) : 25

L’entrée fait l’objet d’une décision administrative individuelle prise après consultation d’une commission multi-partenariale départementale, la commission départementale d’attribution et de suivi qui s’est réunie pour la première fois le mardi 12 juillet 2016 en préfecture.

Les dossiers de candidatures font l’objet d’une instruction préalable entre la Mission locale chargée de préparer et présenter les demandes, l’unité départementale de la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (DIRECCTE) et le Conseil départemental de la Vendée dans le cadre de deux pré-commissions locales.

La méthodologie d’accompagnement GJ repose sur :

  • un accompagnement intensif et personnalisé ;
  • la construction de stratégies individuelles portées par une dynamique collective ;
  • la capacité à faire émerger un socle de compétences génériques transversales pour élargir les perspectives d’orientation ;
  • la mise en relation directe avec l’entreprise et la multiplication des expériences d’emploi.